Les éleveurs français en première ligne face à la menace d’un nouveau sérotype de la fièvre catarrhale ovine

  • Mis à jour : 03 Février 2026   |   Publié : 06 Août 2024
  • Temps de lecture : 1 minutes
Les éleveurs français en première ligne face à la menace d’un nouveau sérotype de la fièvre catarrhale ovine

La fièvre catarrhale ovine (FCO), également connue sous le nom de “maladie de la langue bleue”, est une maladie virale qui inquiète les autorités françaises en raison de ses effets sur les élevages de moutons. Un nouveau sérotype de la FCO menace les troupeaux, et des vaccins vont être déployés pour limiter les impacts économiques.

La FCO se transmet par des moucherons culicoïdes, qui sont également responsables de la transmission de la maladie hémorragique épizootique (MHE). Ces maladies affaiblissent les animaux, provoquent des pertes économiques et perturbent les échanges internationaux. Contrairement à la grippe aviaire, la détection de la FCO n’entraîne pas l’euthanasie des animaux. Les moucherons vecteurs rendent la gestion de la maladie difficile car ils peuvent traverser les frontières emportés par le vent.

Initialement présentes dans les pays chauds, la FCO et la MHE se sont propagées vers le nord en raison des échanges commerciaux internationaux et du réchauffement climatique. La FCO, qui n’est pas transmissible aux humains, est déjà présente en France avec les sérotypes 4 (en Corse) et 8 (en France continentale). Elle se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante et la perte des petits en gestation.

Des cas récents de FCO ont été rapportés dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Ariège, avec des cas cliniques graves et une mortalité élevée. Le sérotype 8 cause des ravages parmi les troupeaux, y compris ceux en pâturages d’altitude.

Le sérotype 3, apparu en Europe fin 2023, est particulièrement préoccupant. Il a été détecté aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique et en Grande-Bretagne. La France a créé une zone régulée du Pas-de-Calais à la Moselle pour freiner sa progression, avec des restrictions sur les déplacements de bovins, chèvres et moutons. Les animaux de cette zone doivent être désinsectisés et testés négatifs avant tout déplacement.

Le ministère de l’Agriculture a commandé des stocks de vaccins contre le sérotype 3 et prévoit de préciser les modalités de distribution et d’administration. Certains pays, comme l’Espagne, n’acceptent que des animaux vaccinés. La Fédération nationale ovine (FNO) a réservé 600 000 doses de vaccin pour la filière ovine et encourage les éleveurs à vacciner leurs animaux. Un vaccin contre le sérotype 8 est déjà disponible, mais à la charge des éleveurs.


  • Cyril Combes Cyril Combes, Rédacteur chez Agryco
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