La colère gronde dans le monde agricole français. À l'approche des fêtes de fin d'année, les syndicats agricoles majoritaires ont annoncé une mobilisation d'envergure qui débutera le lundi 18 novembre 2024 et se poursuivra jusqu'à la mi-décembre
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA), qui représentent plus de 55% des voix aux élections professionnelles, sont à l'origine de ce mouvement. Leur président, Arnaud Rousseau, a précisé que cette action se voulait "responsable" et sans violence. L'objectif n'est pas de bloquer le pays, mais de faire entendre les préoccupations du monde agricole.
Des revendications multiples
Les agriculteurs protestent contre plusieurs points :
- Les traités de libre-échange, notamment le Mercosur, qui menacent selon eux la production nationale.
- Les contraintes réglementaires et environnementales jugées trop lourdes.
- La question cruciale du revenu des agriculteurs.
Des actions variées à travers le pays
Le mouvement se traduira par diverses actions :
- Des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures.
- Des rassemblements sur des ronds-points stratégiques.
- Des restrictions de circulation possibles sur certains axes.
En Moselle, par exemple, 15 points de blocage sont prévus dès le premier soir de la mobilisation.
Une mobilisation étendue
La Coordination Rurale, autre syndicat agricole important, a également appelé à la mobilisation. Sa présidente, Véronique Le Floc'h, a annoncé des actions à partir du 19 novembre, particulièrement en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.
Perspectives
Arnaud Rousseau a souligné que le mouvement ferait une pause pendant les fêtes de Noël pour ne pas pénaliser la consommation des produits agricoles français. Cependant, il n'exclut pas une reprise des actions en janvier si les revendications des agriculteurs ne sont pas entendues.
Cette mobilisation intervient dans un contexte tendu pour l'agriculture française, confrontée à de multiples défis économiques et environnementaux. Les prochaines semaines seront cruciales pour l'avenir du secteur et les relations entre le monde agricole et le gouvernement.