Le gouvernement accorde des « dérogations nécessaires pour protéger les cultures »

  • Mis à jour : 03 Février 2026   |   Publié : 05 Avril 2024
  • Temps de lecture : 1 minutes
Le gouvernement accorde des « dérogations nécessaires pour protéger les cultures »

Agnès Pannier-Runacher exprime son soutien aux agriculteurs

La ministre déléguée auprès du ministre de l'Agriculture et de le Souveraineté alimentaire a annoncé ce vendredi 5 avril sur France Bleu Nord une exception importante pour protéger les cultures de betteraves. Agnès Pannier-Runacher a déclaré : "J'ai décidé d'accorder aux betteraviers les dérogations nécessaires pour protéger leurs cultures". Elle a souligné son soutien aux agriculteurs qui, en raison de conditions hivernales clémentes, font face à un risque élevé de propagation des pucerons et, par conséquent, sont sous la menace d'une épidémie de jaunissement des betteraves.


Afin d'apporter son aide, la ministre déléguée a autorisé les betteraviers à effectuer jusqu'à cinq traitements avec Movento (un insecticide). Elle a expliqué : "Actuellement, deux traitements sont effectués. Avec cette mesure, ils pourront d'abord en réaliser trois, puis deux de plus si les pucerons persistent". Cette décision vise à offrir une solution efficace face à cette menace pour les cultures de betteraves.

"Nous devons leur proposer des solutions"

"C’est une pratique que nous avons mise au point avec la filière des betteraviers pour pouvoir se protéger des pucerons cette année. Nous devons leur proposer des solutions", assure Agnès Pannier-Runacher.


Elle assure que le gouvernement ne sous-estime pas l'importance de la santé publique en autorisant ces cinq passages de produits phytosanitaires : "Les produits phytosanitaires sont proscrits s'ils ont un impact avéré sur la santé publique. Notre politique récente a impliqué une analyse minutieuse, produit par produit, de ceux ayant un tel impact. L'utilisation de ces produits a chuté de 96 %, démontrant les efforts des agriculteurs vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement", affirme Agnès Pannier-Runacher.


La ministre déléguée reconnaît que pour certains produits phytosanitaires, "nous ne connaissons pas exactement le niveau de risque." Bien que l'impact sur la santé reste non prouvé, nous demeurons vigilants et privilégions l'utilisation d'alternatives garanties sans risque pour la santé. Toutefois, cela ne signifie pas que nous avons la certitude de l'innocuité des produits actuellement utilisés".


  • Cyril Combes Cyril Combes, Rédacteur chez Agryco
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