Vos registres phytosanitaires : ce qui change en 5 points

  • Mis à jour : 03 Février 2026   |   Publié : 05 Novembre 2025
  • Temps de lecture : 2 minutes
Vos registres phytosanitaires : ce qui change en 5 points

La Commission européenne a officiellement repoussé à 2027 l’obligation de tenue numérique des registres d’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Les exploitations bénéficient d’un délai supplémentaire pour se mettre en conformité, tout en restant soumises à une traçabilité stricte. Voici l’essentiel à retenir.

1. Passage au numérique confirmé… mais reporté à 2027

Le règlement d’exécution (UE) 2025/2203 modifie le calendrier initial : l’obligation de disposer d’un registre lisible par machine (format électronique structuré : XML, CSV, Excel conforme) est désormais repoussée au 1er janvier 2027. D’ici là, registres papier ou fichiers non structurés restent acceptés s’ils sont complets et disponibles en cas de contrôle.

2. Objectif : une traçabilité harmonisée en Europe

La mesure s’inscrit dans la stratégie « De la ferme à la table », pour une traçabilité homogène des traitements. Les registres numériques doivent inclure les champs clés : date, culture, produit (n° AMM), dose, surface, opérateur, conditions d’application. À terme, cela facilite les contrôles et le suivi environnemental sans alourdir la charge administrative.

3. Un délai pour s’équiper et former les équipes

Le report offre une fenêtre de préparation utile pour :

  • Choisir un logiciel conforme et pérenne ;
  • Former les utilisateurs à la saisie et aux exports normés ;
  • Vérifier la compatibilité avec vos outils actuels (parcellaire, traçabilité, certifications).

Les exploitations déjà équipées doivent s’assurer que leur outil permet un export lisible par machine (pas seulement un PDF).

4. Pas de suppression de l’obligation, mais un assouplissement

Le fond ne change pas : tenir un registre à jour reste obligatoire. Ce qui évolue : le format numérique obligatoire est décalé, et les États membres peuvent préciser leur mise en œuvre nationale. Les sanctions liées à la non-dématérialisation ne s’appliqueront pas avant 2027, mais la traçabilité demeure exigée.

5. Anticiper, la meilleure stratégie

Profitez de 2025–2026 pour sécuriser la transition : moins d’erreurs, contrôles PAC/HVE fluidifiés, et valorisation de la traçabilité dans vos démarches environnementales. Les exploitations prêtes bénéficieront d’un gain de temps et d’une conformité maîtrisée.


Ce qu'il faut retenir :

  • Nouvelle échéance : 1er janvier 2027 pour le registre numérique lisible par machine.
  • Formats exigés : XML, CSV ou Excel structuré (pas de PDF scanné).
  • Jusqu’en 2027 : papier/fichiers non structurés tolérés si complets et disponibles.
  • Traçabilité inchangée : registre à jour obligatoire, contrôles facilités ensuite.
  • Action dès maintenant : choisir l’outil, former l’équipe, tester les exports.


  • Cyril Combes Cyril Combes, Rédacteur chez Agryco
  • Voir plus d’articles

    • 15 Avril 2024

    Egalim : solidifier les relations entre cantines et producteurs locaux

    Dans le département de la Loire-Atlantique, une multitude de communautés ont forgé des alliances com...

    • 11 Février 2025

    Secteur agricole : Les principales nouveautés fiscales de la loi de Finances 2025

    Adoptée au terme d’un processus législatif complexe, la loi de finances pour 2025 marque un tournant...

    • 21 Août 2025

    Rhône-Alpes et dermatose bovine : 84 % du cheptel vacciné

    L’objectif est clair : créer une barrière immunitaire autour des foyers afin de stopper la propagati...

    • 17 Avril 2024

    Nombre d'exploitations agricoles : quelles perspectives pour 2035 ?

    L'INRAE a analysé les perspectives d'évolution du nombre d'exploitations agricoles en France métropo...