Gironde, 29 octobre 2024 – Suite à la confirmation de la présence d'un loup en Gironde, l'État a décidé d'accompagner les éleveurs de la région par le biais de mesures de protection et d'indemnisation. Étienne Guyot, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, a réuni ce jour divers acteurs du secteur agricole, ainsi que des représentants des services de l'État, pour discuter des actions à mettre en place.
Une situation préoccupante
Le 13 octobre dernier, un grand canidé a été photographié sur la commune de Braud-et-Saint-Louis. Ces images ont été authentifiées par l'Office Français de la Biodiversité (OFB), confirmant qu'il s'agissait bien d'un loup. À ce jour, six prédations attribuées à cet animal ont été recensées en Gironde, les dernières attaques ayant eu lieu le week-end du 19 et 20 octobre sur la commune de Cézac.
Des mesures immédiates pour protéger les élevages
- Vigilance accrue: Le préfet a demandé aux services publics d'accroître leur vigilance dans le Blayais (Nord Gironde).
- Signalement rapide: Les habitants sont invités à signaler toute suspicion de prédation ou observation de loup.
- Protection des troupeaux: Les éleveurs sont encouragés à mettre leurs animaux à l'abri pour réduire les risques de prédation.
- Fiche réflexe: Une fiche détaillant les bonnes pratiques en cas de prédation a été publiée sur le site internet de la préfecture.
- Aide financière: Le préfet a sollicité un fonds d'urgence du ministère de l'Agriculture pour aider à l'acquisition de matériel de protection.
Indemnisation des dommages
L'indemnisation des pertes causées par le loup repose sur un constat systématique réalisé par l'OFB et couvre trois types de dommages :
- Pertes directes: Animaux tués lors des attaques.
- Pertes indirectes: Stress subi par le reste du troupeau, entraînant avortements ou baisse de production.
- Pertes matérielles: Réparations ou remplacements d'équipements agricoles endommagés.
Les barèmes d'indemnisation ont récemment été revalorisés, avec une augmentation de 33 % pour les ovins et 25 % pour les caprins.
Dispositif de protection renforcé
Au-delà des mesures d'urgence, un classement des communes en fonction du risque de prédation permettra aux éleveurs d'accéder à des aides spécifiques. Le préfet a demandé le classement en « cercle 2 » des communes touchées et environnantes, ce qui ouvrira droit à des indemnités pour toutes les mesures de protection mises en place.
Le reste du département sera classé en « cercle 3 », une zone où des actions préventives sont encouragées face à une possible extension géographique du loup.
L'État s'engage ainsi à soutenir les éleveurs girondins face aux défis posés par la présence du loup. Grâce à ces mesures, il espère garantir la sécurité des troupeaux tout en respectant la protection nécessaire accordée à cette espèce emblématique. Cliquez ici pour voir le document de gironde.gouv